HISTORIQUE

UN PEU D'HISTOIRE
100 ans d’Archives nationales en quatre chapitres

Le Québec se dote de ses premières institutions culturelles d’envergure durant les années 1920. Les Archives de la province de Québec en font partie. Leurs 100 ans d’histoire peuvent se lire en quatre grands chapitres.

1920-1960 – Une affaire de Roy

Le 2 septembre 1920, Pierre-Georges Roy est nommé « archiviste du gouvernement de la province de Québec ». Il favorise la recherche et la consultation en révélant la richesse des archives, spécialement celles qui concernent la Nouvelle-France. 

Pierre-Georges Roy enrichit occasionnellement cette collection nationale de pièces d’archives familiales prestigieuses. Le travail se poursuit sous la gouverne de son fils Antoine, qui lui succède en 1941. 

1960-1980 – Quand Révolution (tranquille) rime avec expansion

Les années 1960 sont marquées par la Révolution tranquille, qui voit naître de nombreux ministères et organismes. En 1970, les Archives nationales (AN) se voient confier la garde de tous les documents des ministères et organismes du gouvernement québécois qui ne servent plus à l’administration courante.

L’expansion des AN profite d’une entente entre le ministère de la Justice et le ministère des Affaires culturelles, en 1975, qui prévoit le dépôt des archives civiles et judiciaires datant de plus de 100 ans. 

Dans la foulée, huit centres régionaux sont créés, qui se consacrent à la conservation des archives locales et à la diffusion des archives du Régime français sur microfilm.

1980-1990 – Deux visions, un but commun

Dans les années 1980, le Québec passe d’une économie basée sur l’industrie traditionnelle à une économie axée sur les services et les technologies de l’information. Les AN doivent désormais composer avec la gestion de supports informatifs se multipliant et des coûts de conservation et de gestion montant en flèche. 

Or, la Loi sur les archives promulguée en 1983 permet de concilier la vision patrimoniale traditionnelle qui caractérise les activités des AN depuis leur création en 1920 avec les impératifs administratifs de plus en plus préoccupants pour l’État. L’application de cette loi démontre que ces deux visions, loin de s’opposer, se renforcent mutuellement. 

1990-2020 – Numérique, dites-vous?

Avec la montée du numérique, les traditionnels outils de recherche et de repérage sont remplacés par des bases de données. Les AN se dotent de leur propre outil informatique en 1994, Pistard, qui sera remplacé en 2020.

Grâce à Internet, l’accès au patrimoine documentaire n’a jamais été aussi facile. La démocratisation de la culture, pour les AN, passe par un vaste chantier de numérisation et de mise en ligne des archives les plus utiles à la recherche. 

C’est ainsi que des millions de photographies et de pages de registres de l’état civil et de greffes de notaires sont rendues accessibles aux Québécois à distance. Et ce travail se poursuivra au cours des prochaines années.